Régime sans-gluten mais pas sans risque

Le gluten est naturellement présent dans le blé, le seigle, l’orge ou encore l’avoine. Les personnes allergiques ou intolérantes, autrement dit atteintes de la maladie cœliaque, soit 1% de la population française, sont contraintes de l’éliminer de leur alimentation. Mais ils sont désormais rejoints depuis plusieurs années par d’autres types de profils, par choix personnel cette fois.

Cette tendance « No glu » s’est étendue, popularisée notamment par des sportifs de haut niveau. Elle séduit de plus en plus de personnes soucieuses de leur bien-être, qui pensent ainsi faciliter leur perte de poids, manger plus sainement, ou obtenir de meilleures performances physiques. Les industriels se sont engouffrés dans ce nouveau marché prometteur et les rayons des supermarchés se sont remplis de produits divers estampillés sans gluten.

Dernièrement, la parution d’une étude de la Fédération américaine de cardiologie a remis en cause l’intérêt de ce régime pour l’ensemble de la population et même établi un rapport entre l’éviction du gluten dans l’alimentation et la survenue de diabète.

Pendant trente ans, les chercheurs de l’université de Harvard ont suivi un groupe de 200 000 personnes adeptes par choix du régime sans gluten. Des questionnaires alimentaires leur été soumis tous les deux à quatre ans. Les résultats ont été présentés en mars à Portland dans le cadre très sérieux de la Fédération américaine de cardiologie. Selon les chercheurs, les consommateurs réguliers de gluten ont un risque inférieur de 13 de développer un diabète de type 2.

En cause, le manque de fibres complètes et de nutriments (vitamines et minéraux) des produits sans gluten qui leur confère un index glycémique très élevé et qui majore le risque de développer des troubles diabétique. Le risque est loin d’être négligeable aux Etats-Unis, avec près de trois quarts des consommateurs sensibles au régime sans gluten. En France, entre 5 et 10 % de la population limite ses apports en gluten.

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